Share

Duncan Ferguson : « Big Dunc »

Ancien Toffee pendant une décennie *, Duncan Ferguson va diriger Everton jusqu’au déplacement à Old Trafford pour y affronter United. L’occasion pour Zone Mixte de retracer son parcours à Goodison Park. Focus.

Par Nicolas Wagner – Twitter: @friulconnection

Un prêt concluant

Après un début de carrière dans son Ecosse natale, à Dundee United et aux Rangers, Duncan Ferguson accepte de rejoindre Everton en prêt pour une durée de trois mois. L’autre club de Liverpool connait une saison compliquée. Afin de renfoncer son attaque, Mike Walker mise donc sur cet attaquant au gabarit impressionnant (1M93 pour 88KG). Le successeur de Walker, Joe Royle décide de prolonger l’aventure de Ferguson sur les bords de la Mersey en transformant son prêt en transfert.

« Duncan avait un immense talent. Et le voici, dans un club où l’attaquant est vénéré depuis Dixie Dean, et même avant. Ils adorent leur numéro 9. Sinon, ils peuvent être incroyablement difficiles si vous n’êtes pas à la hauteur. » – Joe Royle

C’est une bonne pioche pour le technicien anglais. Le target man écossais joue un rôle clé dans le maintien du club en Premier League avec un bilan comptable de sept réalisations en vingt-trois apparitions. Et cherry on the cake, les Toffees réussissent un super parcours en FA Cup et parviennent à s’adjuger le trophée devant Manchester United (1-0). Leur premier succès dans cette compétition depuis plus de dix ans.

Everton part 1

La suite de son aventure avec Everton est contrastée. Lors de la saison 1995/96, un problème persistant de hernie l’a rendu indisponible pendant une longue période atténuant nettement son influence offensive et son temps de jeu. Mais des soucis judiciaires pendant son passage à Glasgow ont également impacté son exercice. Condamné à trois mois de prison pour violence envers un joueur de Raith Rovers, il est tenu éloigner des terrains.

« Quand j’étais jeune à Croxteth, Duncan Ferguson était un de mes héros. Quand il était jeune joueur au club, il était une source d’inspiration et quand je suis entré dans l’équipe première, il m’a aidé et s’est occupé de moi. » – Wayne Rooney

Enfin débarrassé de ses problèmes physiques et judiciaires, Duncan Ferguson montre toute son efficacité. Notamment dans le jeu aérien. Il devient le premier joueur à signer un hat-trick de la tête en PL. N°9 à l’ancienne, adapté au jeu britannique, Duncan marque dix et onze buts lors des deux saisons suivantes. Cependant, Everton lutte pour éviter la relégation. En 1998, ils se sauvent uniquement grâce à une meilleure différence de buts sur Bolton.

Everton part 2

En novembre 1998, Ferguson est vendu £8M à Newcastle. Une transaction réalisée par le président Peter Johnson à l’insu du coach Walter Smith. Après deux ans chez les Magpies, l’Ecossais revient à Everton. Avec les Toffees, Duncan retrouve sa seconde famille. Mais son réalisme offensif s’est atténué avec le temps. Toujours aussi combatif (trop ?), il collectionne les suspensions. En 2004, Boa Morte le met en cause pour racisme. Une accusation rejetée par la FA pour insuffisance de preuve.

« A aucun moment je n’ai été consulté sur son transfert. J’ai été informé que Newcastle United avait fait une offre officielle et, plus important encore, que mon club l’avait acceptée et que Duncan Ferguson était en discussion en vue d’un transfert. » – Walter Smith

Au cours de la saison 2005/06, Ferguson est expulsé contre Wigan pour comportement violent envers Paul Scharner et Pascal Chimbonda. Sa suspension atteint sept matchs et il égale le record de carton rouge (8) détenu par Patrick Vieira. Lors de sa seconde expérience avec Everton, le britannique plafonne à six buts maximum par saison. Il inscrit son dernier but face à Tomasz Kuszczak. Si le gardien polonais a bien repoussé sa tentative sur penalty, Ferguson marque en deux temps. Non prolongé par les Toffees, il interrompt sa carrière malgré des offres et s’installe à Majorque.

Buteur de surface à la combativité dépassant parfois les limites, Duncan Ferguson a toujours tout donné pour honorer le maillot des Blues de Liverpool. Dorénavant sur le banc de son club fétiche, il a redonné un esprit plus pugnace à son groupe lui permettant de s’assurer une belle victoire contre Chelsea (3-1). Et pour sa dernière apparition sur le banc (?), un succès à Old Trafford serait un beau cadeau de Noël.

NDLA : Si Ferguson a passé dix ans à Liverpool, son séjour est entrecoupé d’un passage de deux saisons (de 1998 à 2000) sur le bord de la Tyne, à Newcastle.