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La Coupe du Monde de l’Italie, jour après jour

La Coupe du Monde de l’Italie, jour après jour

Quadruple champion du monde, membre historique de cette compétition avec dix-huit participations en phase finale, la Nazionale a manqué sa qualification lors du barrage contre la Suède. Absente pour la première fois depuis … 1958, c’est un véritable traumatisme pour tout un pays. Cependant, la rédaction de Zone Mixte a décidé de rendre hommage à cette belle nation du football européen et international en vous proposant de retracer les grandes dates de la Squadra Azzurra en Coupe du Monde. Un jour, une histoire.

 Par Nicolas Wagner– Twitter: @friulconnection

14 juin 1990 : deuxième journée de phase de groupe pour l’Italie face aux Etats-Unis. Dans son jardin, à l’Olimpico, le N°10 de l’AS Roma : Giuseppe Giannini débloque la situation pour les Transalpins. La  » Bandiera  » des Lupi signe l’unique réalisation de la rencontre. Synonyme de succès, ce but inscrit par Giannini est le seul de sa carrière internationale marqué en Coupe du Monde (au total : 6 buts en 47 sél.).

14 juin 2014 : lors du tournoi organisé au Brésil, l’Italie dispose de l’Angleterre (2-1). Personne ne le sait encore mais pour le moment c’est la dernière victoire italienne en Coupe du Monde. Mario Balotelli signe l’ultime réalisation azzurra. Dans cette rencontre, la sélection emmenée par Cesare Prandelli établit un nouveau record dans l’histoire de la compétition en réussissant 93,2% de passes réussies. Un record vieux de 48 ans.

16 juin 1938 : pour cette demi-finale, le Stade Vélodrome de Marseille est le théâtre du premier affrontement entre l’Italie (tenante du titre) et le Brésil. Les Auriverde et leur attaquant vedette, surnommé le « Diamant noir », Leônidas. Un peu trop optimiste, le sélectionneur Adhemar Pimenta laisse ce dernier au repos pour être à 100% en finale. Mais la victoire italienne (2-1) le prive de cette finale. D’après la légende, Giuseppe Meazza aurait marqué le penalty en laissant ses deux mains sur ses hanches. Une nouvelle méthode de frappe ? Une nouvelle mode ? Non l’élastique du short était tout simplement cassé.

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17 juin 1970 : Le stade Aztèque de Mexico City accueille cette demi-finale opposant la RFA de Gerd Müller à l’Italie de Gianni Rivera. Dans ce match serré, Boninsegna donne un avantage rapide à la Nazionale. Mais Schnellinger égalise à la dernière seconde envoyant les 22 acteurs vers des prolongations légendaires : 5 buts marqués, Tarcisio Burgnich inscrivant le seul but de sa carrière en match officiel, un chassé croisé entre les deux équipes, Beckenbauer, sa clavicule cassée et son bras en écharpe puis finalement, la délivrance italienne signée par Rivera une minute seulement après l’égalisation allemande. Un monument sur l’Estadio Azteca commémore cette rencontre qualifiée de « match du siècle ».

17 juin 1986 : Tenant du titre, la Squadra sort deuxième d’un groupe composé par l’Argentine, la Bulgarie et la Corée du Sud. En huitième de finale, l’Italie hérite des Bleus de Platini, champions d’Europe 84. Face au Carré Magique formé par Fernandez, Giresse, Platini et Tigana. Sur une contre-attaque emmenée par Fernandez, Platini est parfaitement lancé en profondeur par une déviation habile de Rocheteau. Le N°10 de la Juve ouvre le score. Le second but français est un bis repetita du premier. Tigana percute, centre pour Rocheteau. Bien cerné par la défense, il décale à droite Stopyra. L’attaquant du Téfécé ajuste Galli d’un astucieux exter du droit. L’Italie est dépassée. Les Tricolores sortent victorieux de cet affrontement de champion.

18 juin 1994 : L’Amérique. Pays du baseball, du foot US où le football se nomme soccer. Pourtant en 1994, l’Oncle Sam organise la World Cup. Pour la première journée du groupe E, la Nazionale rencontre l’Irlande. Le match se déroule au Giants Stadium, situé à quelques miles de New York City où les deux communautés sont très présentes. L’enceinte est à son comble. L’ambiance extraordinaire. Et cette euphorie galvanise l’Eire. Suite à un très long ballon dans la boîte, Baresi dégage de la tête dans l’axe. Houghton récupère. Il déclenche une merveilleuse frappe flottante. Pagliuca est battu. Lors du reste de la rencontre, l’Italie se heurte à un mur vert. Pagliuca est même sauvé par sa barre tranversale sur une nouvelle tentative irlandaise. Le score ne bouge plus et l’Italie commence sa campagne US par une défaite.

18 juin 2002 : Pour la première Coupe du Monde organisée en Asie, la Squadra hérite en huitième de finale d’un des deux pays organisateur : la Corée du Sud. La partie disputée à Daejeon dans une ambiance acquise à la cause des Taegeuk Jeonsa (Guerriers Taegeuk en VF) n’empêche pas Bobo Vieri d’ouvrir la marque sur un corner exécuté par Totti. Giovanni Trappatoni et Guus Hiddink offrent une belle bataille tactique. Malgré de belles occasions pour doubler la mise, l’Italie se fait rejoindre sur le fil par Seol Ki-hyeon suite à un cafouillage dans sa surface (1-1). L’homme du match peut alors entrer en jeu. Il est équatorien, il est vêtu de noir, c’est l’arbitre du match : Byron Moreno. Accroché dans la surface par deux défenseurs coréens, Totti s’effondre dans la surface. Penalty ? Non, simulation. Deuxième carton jaune synonyme d’expulsion pour le romain. Plus tard, Tommasi est lancé en profondeur, il dribble le portier et pense inscrire le but en or. Pas du tout. Moreno décide de signaler un hors jeu imaginaire. Finalement, Ahn Jung-hwan marque d’une belle tête le but décisif qualifiant la Corée du Sud pour les quarts de finale. Suite à ce but, Ahn Jung-hwan est licencié de son club de … Perugia.

19 juin 1938 : Déjà sacrée lors de l’édition précédente, en pleine période fasciste, l’Italie fait coup double en France. Par conséquent, elle devient la première nation à remporter deux trophées et deux fois consécutivement. La finale, disputée à Colombes, au stade Yves-du-Manoir, les oppose à la Hongrie de György Sárosi. Dans ce match prolifique (6 buts au total), Gino Colaussi (né en 1914 au Frioul, en Austro-Hongrie à l’époque) et Silvio Piola signent chacun un doublé. Le capitaine Giuseppe Meazza et ses coéquipiers disposent d’une bonne équipe hongroise (4-2).

19 juin 1990 : Dans ce dernier match du groupe A, l’Italie et la Tchécoslovaquie se retrouvent pour déterminer le premier de cette poule. Avec deux victoires au compteur, les adversaires d’un soir sont à égalité. Cependant, les Bohèmes possèdent une meilleur différence de buts après leur succès (5-1) face aux USA. Totò Schillaci, buteur éphémère de la Nazionale, montre la voie. Mais le véritable capolavoro (chef-d’œuvre en VF) de cette rencontre est signé Roberto Baggio. Sur la ligne médiane, excentré côté gauche, le Vénitien reçoit un ballon de Giannini. Il Divin Codino s’appuie sur son coéquipier, il sollicite un une-deux et après, déclenche une accélération foudroyante. Une course de 50 m, deux défenseurs effacés avec une facilité déconcertante, une frappe au ras du poteau. C’est le but de la victoire (2-0). L’Olimpico est en ébullition. Baggio vient d’inscrire l’un des plus beaux buts de sa carrière et de la Coupe du Monde.

21 juin 1970 : Après le « match du siècle » contre la RFA, l’Italie retrouve en finale le Brésil sur sa route. Mais cette Seleção emmenée par Pelé, Carlos Alberto, Gérson, Jairzinho, Rivelino et Tostão est injouable. Pourtant, en dépit de l’ouverture du score de Pelé d’une superbe tête sur un centre de Rivelino, Boninsegna entretient l’espoir en égalisant (1-1). Mais en seconde période, les Auriverde surclassent les Azzurri (4-1). Avec cette victoire, le Brésil devient la première nation à remporter trois fois (1958, 1962 et 1970) la Coupe du Monde. De fait, ils obtiennent le droit de garder le trophée de Jules Rimet de manière permanente.

« Avant le match, je me disais : il est en chair et en os, comme moi. J’ai ensuite compris que je m’étais trompé » Tarcisio Burgnich

21 juin 1978 : Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’Italie et les Pays-Bas ne se sont affrontés q’une seule et unique fois dans l’histoire du tournoi mondial. Cette rencontre s’est déroulée au Monumental de Buenos Aires, enceinte habituelle de River Plate, à l’occasion de la deuxième phase de groupe du Mundial argentin. L’Italie ouvre le score (1-0) suite à une belle action entre Paolo Rossi et Roberto Bettega. Finalement, ce but est attribué à Ernie Brandts (csc). Ce dernier égalise. Puis Haan donne un avantage définitif aux bataves. Avec ce succès, les Oranje accèdent à la finale. Une finale perdue (3-1 ap) contre l’Argentine de Kempes.

23 juin 1954 : Dans le groupe D, composé exclusivement de nations européennes dont le pays organisateur : la Suisse, après une victoire et une défaite chacune, l’Italie et la Suisse doivent se départager dans un match d’appui pour décider laquelle des deux équipes accompagnera l’Angleterre en quart de finale. Au Parc St Jacques de Bâle, les Helvètes, déjà vainqueur du premier affrontement (2-1) entre la Squadra et la Nati quelques jours auparavant, rééditent leur bonne performance en l’emportant à nouveau (4-1). Ce revers signifie l’élimination précoce de la Nazionale.

23 juin 1998 : Stade de France, l’enceinte dyonisienne accueille le dernier match du groupe B entre l’Italie et l’Autriche. La Nazionale, en tête de son groupe, est déjà assurée de rejoindre les huitièmes de finale. La première place est le seul enjeu de la partie. Dans un match fermé, avec aucun tir cadré lors des 45 premières minutes, Vieri débloque la situation (1-0). Pagliuca préserve le score grâce à une parade spectaculaire. Baggio inscrit le second but de près après un superbe une-deux avec Super Pipo Inzaghi. Cette réalisation est la dernière en coupe du monde mais également en carrière internationale pour le Ballon d’Or 93.

25 juin 1950 :  Qualifiée d’office en qualité de champion en titre pour cette première édition post-Seconde guerre Mondiale, l’Italie ne se présente pas dans les meilleures disposition au Brésil. En effet, un an plus tôt, la tragédie de Superga a décimé l’équipe nationale. Huit internationaux italiens, membre du Grande Torino, ont péri dans le crash de leur avion. Face à la Suède (déjà), elle concède sa première défaite (3-2) en Coupe du Monde.

28 juin 1994 : Au RFK Stadium, l’Italie et le Mexique se neutralisent (1-1). Ce dernier match du groupe E est l’occasion pour Daniele Massaro d’inscrire son seul et unique but international en 15 sélections (1982-1994). Un but très important pour la suite de la compétition. En effet, toutes les équipes du groupe ont quatre points. Mais finalement l’Italie, 3ème, passe de justesse en huitième de finale devant la Norvège.

29 juin 1982 : Dans le stade Sarria de Barcelone (ancien stade de l’Espanyol, démoli en 1997), l’Italie affronte les champions du monde en titre, l’Argentine de Diego Maradona. La Nazionale s’impose 2-1 grâce à Tardelli et Cabrini (contre un but de Passarella).

2 juillet 1950 : Au stade Pacaembu de Sao Paulo, l’Italie s’impose lors son dernier match de poule face au Paraguay (2-0). Mais elle termine 2ème du groupe derrière la Suède et ne participe pas au groupe final réservé aux vainqueurs des 4 poules.

3 juillet 1990 : Pour cette demi-finale disputée à Naples entre l’Italie et Argentine de Maradona, championne du Monde en titre, la dramaturgie est à son maximum. Maradona est l’idole du San Paolo. Le stade entier est tiraillé entre supporter l’Italie ou supporter El Pibe de Oro. D’ailleurs, Diego sème le doute dans les esprits avec cette déclaration avant la rencontre :

« Amis napolitains, pendant 364 jours par an, vous êtes considérés comme des étrangers dans votre propre pays. Aujourd’hui, vous devez faire ce qu’ils veulent que vous fassiez, en supportant l’équipe d’Italie. À l’inverse, moi, je suis napolitain pendant 365 jours par an »

Schillaci ouvre rapidement la marque (1-0). Mais Maradona monte en puissance. Et Caniggia égalise de la tête (1-1). C’est le premier but encaissé par la Squadra. Le record d’invincibilité de Zenga vient de tomber. Personne ne prend l’ascendant sur l’autre, malgré l’expulsion de Giusti côté argentin. Goycoechea brise le rêve italien en détournant les tirs au but de Donadoni et Serena. L’Argentine est pour la seconde fois consécutive en finale.

3 juillet 1998 : Lors de l’édition française, l’Italie se heurte au pays organisateur en quart de finale. Le match est serré. En prolongation, la frappe vicieuse de Roberto Baggio fait passer un frisson d’angoisse dans le dos des supporters français. Le Golden Goal se dérobe. Après 1990 et 1994, l’Italie doit (encore) passer par la terrible épreuve des tirs au but. La séance voit Pagliuca repousser la tentative de Lizaruzu. Mais Barthez en fait de même avec celle d’Albertini. Plus aucun tireur n’échoue. C’est au tour de Luigi Di Biagio de se présenter face au Divin Chauve. Le joueur de l’AS Roma frappe en force, en plein centre mais aussi en plein sur la barre transversale. L’Italie est éliminée. Encore après des tirs au but.

4 juillet 2006 : L’Allemagne, pays hôte, est l’adversaire italien pour cette demi-finale de Dortmund. L’Italie est considérée par les allemands comme leur bête noire. Cela va encore se vérifier. La partie est indécise. Il faut en passer par les prolongations. L’Italie obtient un corner à la 119 ème. Le ballon dégagé par la défense allemande revient dans les pied de Pirlo. L’architecte temporise puis décale Grosso, en pleine surface. Le latéral gauche enroule sa frappe. Lehmann est battu (1-0). Les Allemands poussent en attaque pour arracher l’égalisation. Mais sur un contre éclair, Gilardino trouve Del Piero (2-0). En deux minutes, deux minutes de folie, l’Italie décroche son ticket pour la finale. Ce dernier but devient le plus tardif inscrit en coupe du monde … à la 121 ème minute.

5 juillet 1982 : Dans ce match de groupe (le second tour) décisif pour atteindre le dernier carré, l’Italie est opposée au Brésil de Falcão, Sócrates et Zico. Cependant, la Nazionale possède en ses rangs un buteur émérite. En dépit des merveilles techniques de la Seleção, Paolo Rossi claque un hat trick pour permettre à son pays de continuer l’aventure espagnole. Cette rencontre voit également la première participation en Coupe du Monde de Giuseppe Bergomi. Joueur à la longévité exceptionnelle (19 ans de carrière), surnommé affectueusement  » Zio  » (oncle en VF) à la fin de sa carrière, il devient le plus jeune italien à prendre part à un Mondial à l’âge de 18 ans, 6 mois et 13 jours. Ce jour là, dans la petite localité piémontaise de Biella, un certain Alberto Gilardino voit le jour. Futur champion du monde 2006.

5 juillet 1994 : Lors de la phase de groupe, l’Italie s’est qualifiée sur le fil du rasoir pour atteindre ce match. Et le début de partie n’est guère plus enthousiasmant pour les Transalpins. Rapidement menés au score (0-1) par les Super Eagles de Jay-Jay Okocha, la tâche devient encore plus difficile suite à l’expulsion de Gianfranco Zola pour un geste d’humeur sur un adversaire. Mais, malgré tout, Roberto Baggio et ses coéquipiers vont trouver les ressources nécessaires pour égaliser. Jusqu’alors assez transparent, Roberto Baggio égalise à la 88ème minute d’une frappe précise dans le petit filet nigérian. Il bénéficie de l’excellent travail de Mussi sur le côté droit. Lors des prolongations, un penalty accordé à l’Italie est parfaitement transformé par l’inévitable Baggio. Avec ce doublé, Il Divin Codino lance enfin sa World Cup.

7 juillet 1990 : Malgré l’immense déception des deux équipes, il faut disputer cette petite finale pour la troisième place. Au stade San Nicola de Bari, les anglais (avec leur fair-play légendaire) laissent cet égard aux italiens. Un état d’esprit visible dès la fin du match où anglais et italiens se mélangent sur le podium. Sur le plan purement sportif, Baggio se met au diapason des British en laissant Totò Schillacci convertir le penalty. Il permet ainsi au Sicilien de devenir meilleur buteur de la compétition.

9 juillet 1994 : L’Italie continue de monter en puissance lors de cette World Cup. Dino Baggio lance parfaitement la rencontre pour les Italiens. Sa lourde frappe des 30 mètres avec un effet sortant trompe Zubizarreta (1-0). José Luis Caminero égalise sur une belle action espagnole (1-1). Après un ballon récupéré sur la ligne de but italienne, la Nazionale place une contre-attaque. Après trois passes, le terrain est remonté entièrement. Parfaitement lancé en profondeur, Baggio, Roberto cette fois, se présente seul face au portier basque de la sélection ibérique. D’un petit crochet extérieur malicieux, il l’efface avant de conclure malgré l’angle fermé et le retour d’un défenseur sur sa ligne. Auteur d’un vilain coup de coude à l’encontre de Luis Enrique, Mauro Tassotti sera, après match, le premier joueur à être suspendu en coupe du monde suite au visionnage de la vidéo.

9 juillet 2006 : Dans un Olympiastadion de Berlin affichant complet, Italie retrouve son rival historique : la France. D’ailleurs, une vieille connaissance du Calcio va se distinguer lors de cette finale : Zinédine Zidane. Dans un premier temps avec une panenka pour l’ouverture du score (1-1). Dans un second temps en plaçant un coup de tête puissant détourné en corner par Gigi Buffon. Et dans un dernier temps, en plaçant un nouveau coup de tête dans la poitrine de Materazzi, auteur de l’égalisation italienne (1-1). Ce geste coupable aurait pu rester impuni. Cependant, le quatrième arbitre prévient Horacio Elizondo après un visionnage furtif sur un moniteur TV. L’argentin expulse le héros français de 1998 pour le dernier match de son immense carrière. L’Italie revisite le « mur de Berlin » pour tenir le score jusqu’aux tirs au but. Face à son coéquipier de la Juve, David Trezeguet envoie sa tentative sur la barre. Buteur en or face à la Squadra lors de l’Euro 2000, Trezeguet est le seul tireur à manquer. Grosso transforme et offre une quatrième étoile sur le maillot azzurro.

11 juillet 1982 : Au Bernabéu, l’Italie retrouve la RFA en finale. L’Italie s’est hissée en finale après sa victoire contre la Pologne. La RFA a écarté la France à Séville dans un match époustouflant. En première mi-temps, Antonio Cabrini manque un penalty. Mais la compétition espagnole est celle d’un homme : Paolo Rossi. Déjà buteur à cinq reprises, le Toscan débloque la situation de la tête à la 56′. Marco Tardelli double la mise à la 69′ d’une frappe du gauche à l’entrée de la surface. Sa célébration est longtemps restée dans toutes les mémoires. Alessandro Altobelli s’offre un but en finale (3-0). Peu après, Paul Breitner reprend un ballon mal dégagé (3-1). C’est le troisième sacre italien et leur première victoire en Coupe du monde depuis 44 ans.

13 juillet 1994 : Tombeur de l’équipe de France au Parc des Princes avec ce fameux but de Kostadinov dans les arrêts de jeu, la Bulgarie est LA surprise du Mondial US. Pour arriver à ce niveau de la compétition, les coéquipiers de Hristo Stoitchkov ont sorti la Mannschaft (2-1) au tour précédent. Roberto Baggio reste sur la lancée des derniers matches. Il signe un second doublé (après celui contre le Nigéria) dans le tournoi en seulement cinq minutes. Le premier est magnifique. Le second pas moins. Cependant, sa sortie sur blessure laisse Sacchi dans l’incertitude dans l’optique de la finale. Meilleure techniquement et tactiquement, l’Italie se qualifie de manière logique en dépit du penalty (de l’espoir) transformé par Stoitchkov (2-1).

17 juillet 1994 : Dans un Rose Bowl de Pasadena garni de plus de 94000 spectateurs, les deux formations se neutralisent et n’offrent pas une démonstration de football malgré la présence de Romário et Baggio. Ce dernier, handicapé par une blessure musculaire à la cuisse contractée contre la Bulgarie, n’est pas à 100%. Malgré de timides occasions de part et d’autre, le score finale est de 0-0 après les prolongations. Première finale départagée aux tirs au but, le vainqueur deviendra la première équipe avec quatre succès dans la compétition. En bon capitaine, Baresi s’élance en premier. Sa tentative s’envole au dessus de la barre. Le tir de Marcio Santos est repoussé par Pagliuca. Albertini donne l’avantage aux italiens. Mais Daniele Massaro rate à son tour son penalty, détourné par Taffarel. Un échec fortement pressenti par le célèbre commentateur télé français : Didier Roustan. Roberto Baggio s’avance, et à l’image de Baresi, son tir manque le cadre. Au dessus. Le Brésil s’impose (0-0 / 5-3 tab). L’Italie devra attendre encore douze ans avant d’accrocher sa quatrième étoile.

19 juillet 1966 : Dernier match de poule de ce mondial en Angleterre. A Middlesbrough. l’Italie est battue par la Corée du Nord (1-0) et est éliminée. Un événement encore aujourd’hui considérée en Italie comme l’un des plus tristes de l’histoire la Nazionale.

(merci à François-Joseph Sansone)