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Coupe du Monde 2018 : meilleurs étrangers de Bundesliga

Coupe du Monde 2018 : meilleurs étrangers de Bundesliga

A une semaine de l’ouverture de la 21ème édition de la Coupe du Monde, l’équipe de la rédaction de ZoneMixte vous propose une liste des meilleurs étrangers de Bundesliga que vous retrouverez bientôt en Russie. Lors de la saison à peine écoulée, tous se sont illustrés, tous ont performé et logiquement tous ont été sélectionné parmi les 23 de leur équipe nationale. 

Par Théophile Rémon

Ce top des internationaux étrangers évoluant en Bundesliga regroupe des éléments présents dans les formations du top 8 du championnat Allemand (Francfort, huitième, a remporté la Coupe d’Allemagne en battant le Bayern en finale). Pour figurer dans cette sélection, il faut bien sûr avoir marqué les esprits lors de l’exercice écoulé ET être membre de son équipe nationale.

Suisse

Breel Embolo (Schalke 04)

Ce talent Suisse monte en puissance de saisons en saisons. A seulement 21 ans, il a déjà joué deux saisons au plus haut niveau à Schalke 04. Son équipe a terminé dauphin du Bayern, Embolo a réalisé une bonne saison, en cumulant 25 matches, pour trois buts et autant de passes décisives. Déjà sélectionné pour l’Euro 2016, l’avant-centre est une valeur sûre de la Nati. Il a pris part à tous les matches de la Suisse depuis octobre dernier. Dans un groupe composé du Brésil, du Costa Rica et de la Serbie, Embolo pourrait faire beaucoup de bien à sa sélection.

Steven Zuber (Hoffenheim)

Autre atout indéniable de cette sélection Suisse : le milieu gaucher de 26 ans Steven Zuber. Titulaire indiscutable à Hoffenheim (troisième de Bundesliga), il a été un grand artisan de la bonne saison de son club. Lui qui n’avait malheureusement pas pu participer à l’Euro 2016 en raison d’une fracture du crâne, va savourer pleinement son voyage en Russie. De retour en sélection depuis mars 2017, Zuber a joué onze des douze derniers matches de la Nati, pour trois buts et deux passes décisives.

Roman Bürki (Dortmund)

On ne le présente plus, le fameux portier du Borussia Dortmund. Du haut de ses 27 ans, il a atteint la maturité nécessaire à un gardien de but. Auteur une nouvelle fois d’une saison pleine avec le Borussia, Roman Bürki est très rassurant dans ses cages. Déjà présent sur le banc lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil puis pendant l’Euro 2016, il a disputé l’avant-dernier match de la Nati en mars dernier contre le Panama. Il semble néanmoins être le second gardien de la Suisse dans la hiérarchie établie par Petkovic, derrière Yann Sommer, gardien du Borussia Monchengladbach.

Manuel Akanji (Dortmund)

Son nom ne vous dit certainement pas grand chose, et c’est normal. Manuel Akanji est un futur talent. A seulement 22 ans, il fait partie de cette génération de jeunes Suisse très prometteurs. Ce défenseur central, capable également de jouer sur l’aile droite, a rejoint le Borussia Dortmund cet hiver en provenance du FC Bâle contre 21,5 million d’euros. Si le club Allemand a mis le paquet sur ce joueur, on peut lui faire confiance. Appelé pour la première fois avec la Nati il y a un an, Akanji a depuis disputé six matches sur les dix derniers de la Suisse, tous titulaire et dans leur intégralité. Bilan : un seul but encaissé (contre l’Espagne le 3 juin dernier). Il sera probablement titulaire en Russie.

Gelson Fernandes (Francfort)

L’ancien Rennais, arrivé en Allemagne l’été dernier, a réalisé une bonne première saison du côté de l’Eintracht Francfort en jouant 22 matches. A 31 ans, il fait partie des cadres de la Nati. Apportant toute son expérience, il est très important dans l’effectif Suisse. A son poste de milieu défensif, il est la rampe de lancement des attaques Helvètes. Fernandes s’apprête à jouer sa cinquième compétition internationale avec la Suisse, après l’Euro 2008, la Coupe du Monde 2010, la Coupe du Monde 2014 et l’Euro 2016. Même s’il ne devrait pas être titulaire en Russie, il est un élément important qui fera du bien à son équipe par ses entrées en cours de match.

Croatie

Marko Pjaca (Schalke)

A l’image de tous les joueurs de Schalke 04, Pjaca a réalisé une bonne saison. A seulement 23 ans, l’ailier gauche Croate incarne le futur de sa sélection. Prêté par la Juventus depuis le mois de janvier pour obtenir du temps de jeu, Pjaca a répondu aux attentes des dirigeants de Schalke. Cerise sur le gâteau, il a été convoqué par son sélectionneur pour disputer la Coupe du Monde. Belle récompense pour le Croate qui s’était blessé aux ligaments croisés il y a un an, et qui n’a joué que quatre rencontres avec la Juve cette saison, en Primavera 1, l’équivalent de la CFA. Son prêt en Allemagne, même s’il n’a disputé que neuf rencontres (pour deux buts), lui a permis de retrouver du rythme et d’être en forme pour le Mondial. Il a pris part aux trois dernières rencontres de sa sélection.

Andrej Kramaric (Hoffenheim)

Le buteur de cette belle équipe d’Hoffenheim sera un atout pour les Croates pendant le Mondial. Dans un groupe composé de l’Argentine, du Nigéria et de l’Islande, Kramaric devra se montrer efficace s’il veut que son équipe puisse se qualifier pour la phase finale (et un futur huitième de finale contre les Bleus ?). Le Croate, passé notamment par Leicester, sort d’une saison pleine. 42 matches joués, treize buts marqués et neuf passes décisives. A 26 ans, cette Coupe du Monde pourrait être un vrai tournant pour lui s’il parvient à se mettre en valeur. Présent à l’Euro 2016, mais n’ayant joué que cinq petites minutes, il a cette saison pris part à l’ensemble des rencontres de sa sélection, inscrivant trois buts en neuf matches.

Tin Jedvaj (Bayer Leverkusen)

Seul joueur du Bayer Leverkusen de notre sélection, Tin Jedvaj est un futur crack. 22 ans, défenseur central, capable également de jouer à gauche et à droite, il sait tout faire. Acheté par la Roma au Dinamo Zagreb alors qu’il n’avait que 17 ans, c’est finalement le Bayer Leverkusen qui achète la pépite Croate au club Italien après un prêt concluant de six mois. En Allemagne depuis quatre saisons, Jedvaj est un futur très grand défenseur. Une blessure au tibia l’a fait manquer le début de saison, avant de reprendre le chemin des terrains en février dernier. Déjà présent à l’Euro 2016, il faisait partie de cette équipe « bis » ayant battu l’Espagne lors du troisième match de poule. Il ne devrait pas être titulaire en Russie, mais il sera une très bonne alternative.

Ante Rebic (Eintracht Francfort)

Grand artisan de la très bonne saison réalisée par Francfort, il a montré la voie aux siens en ouvrant le score lors de la finale de la Coupe d’Allemagne contre le Bayern. 24 ans, mais déjà le sens du but et la malice d’un vieux briscard, Ante Rebic pèse sur les défense par sa vitesse et sa vivacité. Prêté par la Fiorentina à Francfort depuis deux saisons, le club Allemand a décidé d’acheter le joueur Croate. Il faut dire que l’ailier gauche sort d’une bonne saison, avec ses neuf buts et trois passes décisives en 28 matches. Présent au Brésil en 2014 mais absent des débats à l’Euro 2016, Rebic à l’occasion de prouver qu’il est un joueur clé de la Croatie. Rappelé en novembre dernier pour le barrage contre la Grèce, alors que son dernier match en sélection remontait en juin 2015, Rebic aimerait bien poursuivre sa belle histoire par une Coupe du Monde réussie.

France

Corentin Tolisso (Bayern Munich)

Le milieu Français réalise de très bonnes prestations avec les Bleus. A tel point que le débat est en train de s’ouvrir s’il doit être titulaire, à la place d’un Paul Pogba dont les performances, au contraire, deviennent de plus en plus transparentes. Cette saison, son adaptation au Bayern a été impressionnante. Il a franchi un cap en évoluant avec les meilleurs joueurs du monde. Et il n’a que 23 ans. Son jeu est rassurant, ses passes, à ras de terre ou en l’air sont précises. Il participe également beaucoup aux phases offensives, avec une bonne frappe de balle. Avec le club Allemand, il a joué 40 matches cette saison, pour dix buts et sept passes décisives. Appelé pour la première fois avec les Bleus en mars 2017, Tolisso a depuis pris part à huit rencontres, pour une passe décisive.

Benjamin Pavard (Stuttgart)

Un autre très bon élément du groupe France. La convocation de Benjamin Pavard avait surpris tous les supporters des Bleus lors de l’annonce faite par Didier Deschamps en novembre dernier. 22 ans, capable de jouer sur le côté droit comme dans l’axe, il a largement contribué à la bonne saison de son club en disputant pas moins de 36 matches (tous titulaire). Le joueur formé au LOSC a montré de bonnes choses lors de chacune de ses apparitions avec le maillot Tricolore, il est la doublure parfaite pour Sidibé. Il a pris part à cinq des six derniers matches de l’Equipe de France. Le seul match qu’il n’a pas joué était la défaite contre la Colombie.

Pologne

Robert Lewandowski (Bayern Munich)

On ne le présente plus. Meilleur buteur de la phase éliminatoire à la Coupe du Monde, Robert Lewandowski est un grand artisan de l’excellent classement de la Pologne dans le classement FIFA. A une huitième place, devant notamment le Chili et l’Espagne, les Polonais seront un adversaire très coriace en Russie. Emmenés par l’attaquant de Bayern, auteur de 41 buts et cinq passes décisives en 48 matches, la Pologne, dans un groupe très ouvert avec le Sénégal, la Colombie, et le Japon, pourrait tirer son épingle du jeu. Le capitaine de sa sélection, qui s’apprête à jouer sa première Coupe du Monde, avait réussi à hisser les siens jusqu’en quarts de finale lors du dernier Euro.

Lukasz Piszczek (Borussia Dortmund)

Un autre maillon fort de cette sélection Polonaise est l’expérimenté arrière droit du Borussia Dortmund. Auteur encore d’une saison pleine avec 31 matches disputés, Piszczek est une valeur sûre de la Pologne. Du haut de ses 33 ans, il compte 61 sélections. Même s’il n’est pas titulaire en Russie, il apporte beaucoup au groupe par son vécu et sa connaissance du haut-niveau.

Japon

Shinji Kagawa (Dortmund)

Un très bon élément des Japonais est le meneur du jeu du Borussia Dortmund. Passé aussi par Manchester United, Kagawa est excellente et brille par sa vivacité, sa qualité de dribble et ses déplacements. Véritable numéro 10 à l’ancienne, le Japonais est davantage passeur que buteur. En attestent ses sept passes décisives cette saison. Mais Kagawa peu également marquer et dispose d’une bonne frappe de balle. Il a trouvé le chemin des filets à six reprises cette saison avec Dortmund. Avec 29 buts et 18 passes décisives en 90 sélections, son impact sur le jeu Japonais est encore plus important que lorsqu’il joue en club.

Makoto Hasebe (Francfort)

Le capitaine de cette sélection Nippone sera l’un des joueurs les plus capés de ce Mondial avec pas moins de 109 sélections. Véritable milieu défensif, très remuant et appliqué dans ses transmissions, Hasebe peut également jouer en défense centrale ou sur le côté droit. Auteur de 29 matches cette saison avec Francfort, il disputera, à 34 ans, probablement sa dernière Coupe du Monde. Même si physiquement il a du mal à être à fond sur un match entier, il apporte beaucoup au Japon par ses qualités de passes et son expérience.

Mexique

Carlos Salcedo (Francfort)

Dans un groupe composé de l’Allemagne, de la Suède et de la Corée du Sud, le Mexique pourra tenter de terminer à la seconde place derrière la Mannschaft. Le joueur prêté par Guadalajara cette saison à Francfort, a trouvé grâce aux yeux des dirigeants Allemands. Ces derniers ont décidé de lever l’option d’achat. On les comprend, le défenseur central Mexicain, âgé de 24 ans, sort d’une saison très correcte, avec 24 matches joués. Il fait partie de cette nouvelle génération de Mexicains.

Marco Fabian (Francfort)

Coéquipier de Salcedo à Francfort, Marco Fabian est un milieu offensif très vif, qui joue sur sa vitesse d’exécution et sa qualité de transmission. Capable également de jouer sur les côtés, Fabian a manqué une grande partie de la saison en raison d’une blessure aux vertèbres lombaires. Il n’a pu reprendre le chemin des terrains qu’en février dernier, et n’a ainsi disputé que neuf matches (pour un but). Complètement remis, il va arriver en pleine forme en Russie. Difficile de dire si Fabian sera titulaire, mais quoiqu’il en soit, sa technique et son abnégation feront beaucoup de bien au Mexique.

Espagne

Thiago Alcantara (Bayern Munich)

L’Espagnol est un monstre au milieu de terrain. Doté d’une palette complète, il est capable de jouer sentinelle, relayeur, comme plus avancé sur le terrain. Très bonne protection de balle, très bonne qualité de passe, sa vision du jeu lui permet d’être la vraie plaque tournante de son équipe. Que ce soit avec le Bayern ou avec la Roja. Auteur d’une grosse saison avec 32 matches joués, Thiago Alcantara a inscrit sept buts et délivré quatre passes décisives. Absent de l’Euro 2012 en raison d’une blessure au tibia, il avait également manqué le Mondial 2014 à cause d’une début de rupture du ligament intra-articulaire du genou. Enfin apte physiquement à l’Euro 2016, il n’y avait disputé que 26 minutes. Ayant joué 16 des 19 rencontres de l’Espagne depuis, il s’est imposé comme un titulaire indiscutable.

Colombie

James Rodriguez (Bayern Munich)

Coéquipier de Thiago Alcantara, James Rodriguez a retrouvé toutes ses sensations avec le club Munichois. Avec une patte gauche exceptionnelle, il est capable de réaliser des passes millimétrées vers ses attaquants, comme de tenter sa chance sur coups de pieds arrêtés ou sur des frappes lointaines. Dans un groupe très ouvert composé de la Pologne, du Japon et du Sénégal, la Colombie aura clairement quelque chose à tenter. James s’était révélé au monde entier lors du Mondial Brésilien. Il va tenter de continuer sur la lancée de sa bonne saison en Allemagne. 39 matches, huit buts, et quatorze passes décisives.

Maroc

Amine Harit (Schalke 04)

L’ancien Nantais et Espoir Français avait finalement opté pour la sélection Marocaine. Et bien lui en a pris car il est aujourd’hui sélectionné avec le Maroc pour disputer la Coupe du Monde. Pour sa première saison en Bundesliga, Harit a été excellent. Il a été élu meilleur débutant de l’année. Le Marocain, à seulement 20 ans, a marqué trois buts et délivré sept passes décisives. Le tout en 31 matches (dont 23 titularisations) de Championnat. Dans un groupe très relevé composé de l’Espagne, du Portugal et de l’Iran, le Maroc est prévenu. Les hommes d’Hervé Renard vont devoir réaliser au moins une belle performance contre la Roja ou les Champions d’Europe.

Portugal

Raphaël Guerreiro (Dortmund)

Le Portugal va devoir montrer dès le début de la compétition qu’il est un réel favori. Et prouver que son titre de Champion d’Europe n’est pas dû au hasard. Une des pépites de son effectif se nomme Raphaël Guerreiro. A seulement 24 ans, le joueur formé à Caen est impressionnant dans son couloir gauche. Handicapé par de nombreuses blessures cette saison (cheville puis problèmes musculaires), le gaucher a finalement été convoqué par Fernando Santos. Malgré ses quinze petits matches disputés cette saison (pour deux buts et une passe décisive). Car Raphaël Guerreiro peut changer le cours d’un match. On s’en souvient lors de la finale de l’Euro; lorsqu’il frappe un coup-franc qui atterrit sur la barre transversale, sur lequel Lloris se fait mal. Sa douleur fera qu’il est ensuite trop court quelques minutes plus tard sur la frappe d’Eder.

Belgique

Michy Batshuayi (Borussia Dortmund)

L’ancien Marseillais, qui n’avait pas assez de temps de jeu à Chelsea, s’est bien relancé en prêt au Borussia. A 24 ans, il allie une grande puissance à une très belle technique et accélération. En quatorze matches avec Dortmund, l’attaquant Belge a marqué neuf buts et délivré une passe décisive. Il faut ajouter aussi ses douze buts inscrits avec Chelsea. Bilan du Belge pour cette très bonne saison : 21 buts en 40 matches. Soutenu par Hazard, Mertens, De Bryune,… la Belgique a une puissance offensive de feu. Il ne sera probablement pas titulaire, la place du numéro un étant pour Lukaku. Mais Batshuayi aura de nombreuses occasions de se mettre en valeur. Lui qui n’avait disputé que 21 minutes à l’Euro 2016 (pour un but) est un joker de luxe.

Danemark

Yussuf Poulsen (RB Leipzig)

Le Danois a été un grand artisan de la bonne saison de Leipzig. Et de son bon parcours en Europa League. Attention, ce futur adversaire des Bleus peut faire mal aux défenses par sa technique et son sens du but. Servi par un Eriksen impressionnant par ses passes, l’avant centre de Leipzig est très bon. Malgré ses 23 ans, il fait déjà preuve de beaucoup de sang-froid et de maîtrise dans la surface. Il est également capable de mettre en valeur ses coéquipiers par de très bonnes passes. Cette saison, il a joué 41 matches, a marqué cinq buts et délivré neuf passes décisives. IL a pris part à toutes les rencontres du Danemark depuis octobre dernier.

Suède

Emil Forsberg (Leipzig)

On termine cette liste des meilleurs étrangers de Bundesliga qui s’envoleront en Russie avec un artiste du ballon rond. Le Suédois Forsberg, milieu offensif de Leipzig est un footballeur à l’ancienne. Excellent passeur, il a une superbe vision de jeu. Meneur de Leipzig et de la Suède, le rythme et le collectif sont sublimés lorsqu’il est sur le terrain. Cette saison, en 33 matches, il a inscrit cinq buts et délivré quatre passes décisives. En équipe nationale, il compte six buts et quatre passes décisives en 35 matches.

 

Voici donc notre liste des meilleurs joueurs étrangers de Bundesliga pour cette édition 2017/18. Vous les retrouverez en Russie à partir du 14/06 et peut-être pour les plus chanceux jusqu’au 15/07. Toute la rédaction de ZoneMixte vous souhaite une excellente Coupe du Monde.