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Burnley FC : l’incroyable ascension

Burnley FC : l’incroyable ascension

S’il y a un championnat Européen où une hiérarchie est installée c’est bien la Premier League. Mise à part quelques années exceptionnelles, on retrouve à chaque saison, dans des ordres différents, le fameux Big Five. Même Big Six récemment avec la montée en puissance de Tottenham. Difficile pour les autres clubs de venir contrarier cet ordre établi. Burnley, promu la saison dernière en Premier League, est septième à seulement deux points d’Arsenal.

Par Théophile Rémon

Troisième meilleure défense de Premier League, Burnley n’a concédé que quatre buts de plus que City, récent Champion d’Angleterre.

Une saison inoubliable

Qui aurait pu miser en début de saison sur ce club ? Cette équipe est pleine de paradoxe. Que 33 buts marqués en Premier League cette saison, mais seulement 29 encaissés. Une attaque aussi prolifique que Southampton, barragiste. Une défense plus costaud que celle Tottenham (31 buts encaissés), Chelsea (33), ou Liverpool (35). Tel est le charme de cette équipe. Il n’y a pas de star. C’est un pur collectif, où chacun fait les efforts pour l’autre. Champion de Championship il y a deux saisons, le club a réussi a se maintenir l’année dernière en terminant à la seizième place, avec six points d’avance sur le barragiste. Contrairement aux deux autres promus, Hull City et Middlesbrought, tous deux relégués en Championship.

Deuxième plus petit budget de Premier League avec 88 millions d’euros, Burnley est capable de réaliser de très belles performances. Comme ses cinq victoires consécutives en championnat survenues du 3 mars au 14 avril. Cette série a d’ailleurs valu à Sean Dyche, coach des Clarets, d’être élu entraîneur du mois de Mars en Premier League. Victoire à Chelsea, nul contre City, Tottenham, Liverpool et Manchester United, tels sont les exploits réalisés par Burnley cette saison.

Des joueurs combatifs sur le terrain

Chris Wood, l’avant centre Néo-Zélandais de Burnley, est le meilleur buteur du club cette saison en Premier League avec neuf buts. Belle histoire pour le buteur de 26 ans arrivé cet été au club, alors qu’il avait déjà commencé sa saison avec Leeds, en Championship. Une autre arrivée probante cet été est celle de Jack Cork, milieu défensif, en provenance de Stoke City. Il est le joueur le plus utilisé cette saison. Egalement l’international Islandais Gudmundsson. L’ailier droit a notamment réalisé huit passes décisives.

Blessé depuis la fin janvier, Steven Defour, l’international Belge aux 52 sélections, a été un élément clé de l’effectif de Burnley pendant la première moitié de saison. Le milieu de terrain, passé notamment par Porto, amenait toute son expérience. Enfin, la colonie Irlandaise des Clarets ne lâche jamais rien sur le terrain. On pense notamment à Robbie Brady, milieu gauche, formé à Manchester United, malheureusement blessé au genou depuis début décembre. Il n’y a pas d’individualités qui ressortent du groupe. l’équipe se sert les coudes. Burnley est aujourd’hui septième de Premier League par l’abnégation et le fighting spirit.

L’Europe la saison prochaine ?

Les Clarets, septièmes, joueront très probablement le second tour de qualifications de la Ligue Europa la saison prochaine. Non seulement parce qu’ils ne sont qu’à deux points derrière Arsenal (qui compte un match en moins), sixième, mais surtout car ils ont huit points d’avance sur Leicester, huitième. Autant dire une belle marge de sécurité. Il ne reste que quatre rencontres (soit douze points) aux Foxes pour rattraper Burnley. Mais, que les joueurs de Sean Dyche se rassurent.

Si Manchester United, Tottenham, ou Chelsea, remporte la FA Cup, une place se libère en Ligue Europa, et la septième place devient ainsi qualificative pour le second tour de qualifications. Il manque cinq points à Burnley pour terminer septième quoiqu’il arrive. En quatre matches, la mission ne semble pas impossible à réaliser. D’autant plus que le club va notamment recevoir Brighton (13ème), Bournemouth (11ème), et va se déplacer à Stoke City (19ème).

Un coach pragmatique

Les supporters chantent déjà dans les tribunes « We’re all going on a European Tour ». Ce à quoi Sean Dyche répond : « Ils chantent ça depuis longtemps. Ça a commencé comme une blague et maintenant, c’est comme dire Bonjour ! Ce n’est peut-être pas une blague. Pour Burnley, jouer en Europe serait une chose incroyable en soi mais ce n’est pas une chose facile. Quand je suis arrivé ici il y a cinq ans, les gens auraient dit que j’étais fou si j’avais parlé de qualification en Ligue Europa. Mais juste pour avoir une insigne d’honneur, pour qu’un club comme celui-ci soit reconnu dans le football, cela montrerait les progrès massifs qui ont été faits ces dernières saisons.

Si ce défi vient, nous l’examinerons. Quand vous avez du succès, les gens attendent plus. Quand vous ne réussissez pas, les gens attendent plus aussi. Vous faites quelque chose d’incroyable puis trois matches plus tard : c’est nul, pourquoi vous faites ça ? C’est la vie dans le football, en et je suis habitué. Nous verrons, nous n’en sommes pas encore là mais nous nous sommes adaptés à la plupart des choses qui nous ont été lancées. Le classement n’aura aucun effet sur nous ». Ou comment faire passer un message.