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Monaco : une deuxième place en consolation

Monaco : une deuxième place en consolation

Les saisons se suivent et se ressemblent (presque) pour l’AS Monaco, du moins lorsque l’on fait les comptes au mois de mai. Des Monégasques absents des débats européens cette année, un titre de Champion de France récupéré par Paris, l’ASM s’apprête probablement à finir la saison à la seconde place en Ligue 1. Sans le moindre trophée, malgré deux finales jouées (Trophée des Champions et Coupe de la Ligue). L’hégémonie du PSG sur le plan national condamne-t-elle les joueurs du Rocher à toujours jouer les seconds rôles ?

Par Théophile Rémon

Des joueurs internationaux de qualité, de jeunes talents en pleine éclosion, un excellent coach, ajouté à ça un recrutement intelligent : l’ADN de l’AS Monaco est remarquable. Suffisant pour venir contrarier le PSG ?

Une année en demi-teinte

Si l’ASM se fait subtiliser sa seconde place par Marseille ou Lyon, cette saison sera probablement considérée comme mauvaise. Que ce soit par les dirigeants ou les supporters de Monaco. Forcement très attendus après leurs exploits de l’année dernière (Champion de France, demi-finaliste de la Ligue des Champions, finaliste de la Coupe de la Ligue et demi-finaliste de la Coupe de France), les joueurs du Rocher ont alterné entre le bon et le moins bon cette saison.

Capables du meilleur (victoire 6-1 contre l’OM, 3-2 contre Lyon), comme du pire (défaite 4-0 contre Nice, quatre défaites en Champions League dont trois à domicile), les Rouge et Blancs n’ont pas su être réguliers. Une quantité impressionnante de départ cet été (Bernardo Silva, Mbappé, Benjamin Mendy, Bakayoko,…), des nouveaux arrivants qui mettent du temps à s’acclimater, et des joueurs dont le départ annulé cet été a forcement impacté la motivation, l’alchimie a eu du mal à se mettre en place.

Des cycles de deux ans

Pourtant cet effectif ne manque pas de qualité. Même s’il devrait encore évoluer l’année prochaine (Lemar vers Liverpool / Arsenal et Fabinho PSG ?), l’AS Monaco a cette capacité à se renouveler chaque saison. Sans que la qualité de l’effectif n’en pâtisse trop. Et si c’était devenu ça l’ASM : une année sur deux de transition, et l’autre sous le feu des projecteurs. Souvenez-vous, saison 2015/2016, le club avait également rencontré des « difficultés ».

Une seconde place chipée par Lyon au dernier moment, des éliminations précoces en poule de la Ligue Europa, en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue et en 32èmes de finale de la Coupe de France. Alors que la saison d’avant, 2014/2015, fut bien plus reluisante. Monaco avait terminé quart de finaliste de la Ligue des Champions, ou encore demi-finaliste de la Coupe de la Ligue. Une chose est sûre, Monaco finit au moins sur le podium depuis sa remontée dans l’élite à l’issue de la saison 2012/2013.

La saison prochaine ?

À ce rythme-là, supporters Monégasques, rassurez-vous, la saison prochaine devrait amener son lot de bonnes surprises. Même si des départs sont envisagés, la nouvelle génération, symbolisée par les arrivées récentes (Baldé, Tielemans, Jovetic, Ghezzal, Pellegri, Diakhaby, Mboula) va constituer l’avenir du club. La transition sera réalisée : les joueurs auront gagné en expérience. Surtout, ils n’endosseront plus cette pression et cette comparaison avec la fameuse saison 2016/2017. Il est difficile de reconstruire une équipe en si peu de temps. Surtout lorsque ses meilleurs éléments sont partis. Si Monaco parvient à conserver sa deuxième place, on peut espérer un parcours intéressant en Ligue des Champions. Ainsi que sur le plan national. On l’a vu l’année dernière, le sacre du PSG n’est pas une certitude chaque saison.

Sprint final pour Monaco

Défaits 3-0 samedi par Paris en finale de Coupe de la Ligue, les Monégasques vont devoir réagir dès ce soir. Ce ne sera pas chose aisée sur la pelouse du Stade Rennais (actuel sixième). En cas de contre-performance, Marseillais et Lyonnais se rapprocheraient dangereusement. Avec un match en moins, l’ASM compte quatre points d’avance sur l’OM et six sur l’OL. Pour ce sprint final, le calendrier de la troupe de Jardim n’est pas simple. Un voyage au Parc des Princes dans onze jours, des déplacements chez des clubs jouant le maintien. Ou encore la réception de Nantes et Saint-Etienne. Attention aux Monégasques de bien rester concentrés jusqu’au bout. Une participation à la Ligue des Champions reste un avantage certains en terme de visibilité. Que ce soit pour conserver et/ou attirer des joueurs.